J’ai une pagaie cuillère, tout carbone, une pagaie croisée, standard à manche carbone aussi et bien évidement plusieurs pagaies trad.


Pour le sport intensif, les sorties courtes ou d’entrainement sur eau calme quoi de mieux qu’une pagaie cuillère ou creuse ? C’est une formule 1. Les 200 m aux JO se courent en 33 secondes !

Puissante, technique, intéressante mais pas du tout polyvalente et un peu ‘’casse-gueule’’ en mer formée.


Une pagaie croisée avec un manche relativement court et solide, donc non réglable, c’est parfais pour aller surfer les belles déferlantes du nord Cotentin par exemple. Oui mais trop court pour d’autres utilisations.


Une pagaie trad, c'est 2500 ans de mise au point, c’est avoir un VTT pour faire du tout terrain.
La mer ce n’est pas que du plat !
C’est le confort, la polyvalence, la sécurité.


  • Le confort :
    C’est une pagaie très simple à utiliser, il suffit d’en proposer une croisée ou une trad à un débutant et de comparer le résultat.
    C’est plus simple, souvent plus léger, le bras de levier est plus grand pour s’équilibrer ou pour se diriger.
    C’est moins fatiguant, le pagayage est beaucoup plus horizontal, pour les longues sorties c’est une évidence. L’utilisation d’une pagaie trad permet souvent de résoudre de nombreux troubles musculaires.


  • La polyvalence :
    ​Les Inuits ont inventé et nous ont transmis une multitude de gestes souvent simples à réaliser pour toutes les conditions que nous pouvons rencontrer. Avec une pagaie trad il est possible d’aller partout, de tout faire de tout affronter. La prise en main est simple et évidente pour les mouvements de base, mais il est aussi possible d’évoluer et d’apprendre une multitude de gestes et de variante.


  • La sécurité :
    Des appuis simples, la prise en main permet de toujours sentir l’orientation des pales. Un grand bras de levier pour tourner, pour s’équilibrer, pour esquimauter. Une même pagaie qui passe partout, qui flotte naturellement.

Le mieux c’est d’en avoir 2 ou 3 avec soi sur le kayak, c’est tellement facile à stocker sur le pont ! Mon VTT à 27 vitesses et 3 plateaux. J’ai donc 3 pagaies ! Je n’imagine même pas faire une sortie en VTT avec une seule vitesse, et pourquoi pas avec un pignon fixe !

J’utilise donc une grande pagaie dos au vent ou par mer très calme, une à ma taille (nous reviendrons sur ce sujet ultérieurement) et une plus petite pour les conditions dures ou quand la fatigue se fait sentir. C’est un luxe bien sûr, et aussi un plaisir. Quitte à avoir une pagaie de secours, autant en avoir une qui va permettre d’augmenter encore la polyvalence.



Les pagaies traditionnelles
La prise en main traditionnelleL'intérieur de la pagaie, la partie qui se trouve dans la paume, doit être légèrement orientée vers le ciel.

Le trait noir est la verticale, le rouge donne le sens de l'inclinaison.
Le trajet de la pagaie dans l'eau est symétrique.

Les mains sont basses.
La prise en main "Dynamique"L'intérieur de la pagaie, la partie qui se trouve dans la paume, doit être légèrement orientée vers l'eau.

Le trait noir est la verticale, le rouge donne le sens de l'inclinaison.

En même temps que la main avant tire, la pagaie doit faire une rotation qui l'éloigne du bord du kayak. Une rotation des épaules permet d'obtenir facilement ce résultat.

Ont peut ressentir l'effet dynamique du "vole" de la pagaie durant sont trajet dans l'eau.
Le trajet de la pagaie dans l'eau n'est pas symétrique.

On plante la pagaie loin devant et au plus proche du kayak. La main avant est basse, la main arrière haute.